2009-08-11
Otage des médecins...
Avoir un rendez-vous chez le médecin est maintenant devenu un luxe voyez-vous?! Le pire, c'est qu'étant donné mon "état de sclérosé" mon médecin reçoit une prime supplémentaire car je devrais (supposément) lui prendre plus de temps... Or, je "l'achale" une fois par année, pour mon rendez-vous annuel et la signature du maudit formulaire de l'assurance automobile du Qc.
Bon... c'était seulement un billet de chiâlage et de défoulement... pardonnez-moi!
On se replogue sur le téléphone la semaine prochaine!
2009-08-09
Ce qui est important...

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
2009-07-25
Des amours, du mariage et de la polygamie: Citation d'Amours de Jacques Attali
Ces chiffres démontrent donc que plus de la moitié de la population mondiale ne vit pas le modèle monogame! C'est impressionnant!Au total, aujourd'hui, sur six milliards d'habitants de la planète, les
décisions et rituels de mariage sont influencés, pour un milliard au plus, par
l'Église catholique, et pour un autre milliard par d'autres formes de
christianisme. Un autre milliard encore vit sous la loi de l'islam. L'autre
moitié de l'humanité, c'est-à-dire presque toute l'Asie et une partie de
l'Afrique, vit, comme depuis des millénaires, en situation plus ou moins
polygyne: se mariant hors de tout lieu de culte, avec parfois la présence d'un
religieux ou selon un rituel ancestral, et avec, de plus en plus, une cérémonie
copiée sur les formes profanes du modèle de mariage catholique, aujourd'hui
symbole de la modernité. [...]ATTALI, Jacques. Amours. France: Fayard, 2007. p.217.
2009-07-01
Citations polyamoureuses
The sexual revolution forever changed how society viewed female sexuality, but to this day, our sexual desire is seen as less palatable than that of our male counterparts. It is generally accepted that as women we enjoy and desire sex, but in order to remain socially acceptable, we have to express our desire only in a committed monogamous relationship. The double standard definitely still exists when sexually open behaviour from men is considered admirable, while from women it is questionable at best. In a culture where multiple partners are encouraged, however, women are empowered to make choices as to who to be with, when and how, without the stigma of being branded a 'slut.'cahoots.com
J'ai particulièrement aimé ce passage de l'article Sense and Sensuality - Do Polyamorous Women Have More Fun? de Sarah Stefanson.
Je me considère comme une femme libre, assumant ses choix, son mode de vie et, bien sûr, sa sexualité. Mais si je refuse de donner aux autres le pouvoir de choisir pour moi ce qui est bien, bon, mauvais ou mal il n'en demeure pas moins que le regard des autres et leur jugement est parfois lourd à porter. Même quand on s'affirme, même quand on a confiance en soi, l'opinion que les autres se font de nous peut revêtir une certaine importance (ou une importance certaine). On a besoin de validation (même les forts caractères) et c'est pourquoi nous cherchons souvent à s'entourer de gens qui nous ressemblent...
2009-06-10
Coming out d'une polyamoureuse
Au départ, je me suis sentie très mal par rapport à mon conjoint puisque de jour en jour je sentais que je devenais amoureuse de Olivier (le joueur). Mais j'ai toujours été une personne honnête (peut-être parfois trop) et qui communique bien (peut-être trop aussi...). J'en ai donc discuté avec mon conjoint qui, à mon grand étonnement, a bien compris la situation et m'a même donné "son accord" pour que je poursuive cette relation... Un jour, il est arrivé avec un article (Châtelaine je pense ou quelque chose du genre) titré L'amour au pluriel et qui traitait du polyamour.
Poly quoi? Vous direz-vous? Il existe plusieurs définitions du
polyamour mais elles se ressemblent toutes. Je citerai ici celle du site Loving MorePolyamory refers to romantic love with more than one person,
honestly,
ethically, and with the full knowledge and consent of all
concerned.
Pour moi, il ne s'agit pas seulement de "couple ouvert". Car dans cette
forme de relation, il existe une relation "primaire" qui est empreinte d'amour,
alors que les autres relations ne sont vécues que sur le plan sexuel.
Revenons à mon couple et mon amoureux de l'époque: Il avait donc lu l'article avec attention et me disait qu'il croyait que c'était ce dont je lui avait fait part lors de nos discussions. J'étais sidérée de découvrir que non seulement il existait un "modèle" qui me convenait beaucoup plus que le traditionnel couple mais aussi qu'il pensait peut-être de la même manière. Nous avons donc décidé d'emprunter ce chemin. C'était bien. Nous nous aimions et nous réjouissions des amours de l'autre, partagions nos expériences avec honnêteté et sans ressentiment. Je suis même partie pour la Belgique pour aller rencontrer mon bel amour virtuel! Mais à mon retour, je savais que ma relation avec Olivier était quelque peu hasardeuse... 6 heures de vol pour pouvoir embrasser l'être aimé, c'était trop pour nous deux. J'ai eu beaucoup de peine mais j'ai été soutenue durant cette période.
Puis, est arrivé une autre personne dans ma vie. Une vraie passion! Il mettait de la légèreté dans ma vie. Il était simple, drôle, attentionné. Mais le polyamour n'est pas un mode de vie qui convient à tout le monde et j'ai dû choisir entre ma passion et mon couple établi depuis plusieurs années. Toute passionnée que j'étais, j'ai décidé de laisser mon mari et mon nouveau mode de vie pour une autre relation exclusive. J'y suis restée plus de 8 ans, mais non sans heurts (y a-t-il des relations qui le sont?)... Je ne pouvais changer ma nature de femme ouverte et éveillée et mon intellectualisme s'en ressentait avec la relation toute simple que je vivais avec lui... Je l'ai trompé, je l'ai beaucoup fait souffrir et cela me fait beaucoup de peine... Je l'ai finalement quitté après une autre infidélité et un ras-le-bol de la situation amoureuse que je vivais.
C'était il y a quelques mois. Avec cette rupture, je m'étais jurée de ne pas devenir amoureuse de sitôt et que si j'avais des amants, ils n'auraient que ce titre. Je ne promettrais d'exclusivité à personne et j'ai été claire avec les gens que j'ai rencontré. Après ma dernière relation, j'avais cru que le polyamour ne représentait qu'une utopie, un beau modèle intellectuel mais impraticable...
Puis est arrivé une personne qui a réintroduit le concept de polyamour dans ma vie... Rencontré au hasard d'une sortie dans un bar, nous nous sommes revus et il m'a "annoncé" qu'il était polyamoureux. Quelle joie ce fut pour moi de rencontrer quelqu'un "de ma race"! C'est encore tout frais (2 mois cette semaine) et je suis encore un peu sur mon nuage... Mais quelle joie de pouvoir se permettre à nouveau d'aimer sans craindre les entraves qui sont désormais devenues inadmissibles pour moi...
Je sais, à vous qui êtes mes amis ou à ceux qui lisent peut-être ce blog par hasard, vous trouverez peut-être tout ça étrange. Ceux qui me connaissent ont généralement la réaction de me dire que le modèle polyamoureux me va très bien. Ceux qui me connaissent moins sont le plus souvent dubitatifs et presque tous finissent par dire qu'eux en seraient incapables.
C'est sans doute vrai. Le modèle polyamoureux n'est, selon moi, pas pour tout le monde. Je crois qu'il faut avoir réfléchi, cheminé, défini ce que nous recherchions à travers nos relations amoureuses. Il faut peut-être aussi avoir souffert d'aimer deux personnes à la fois, s'être senti déchiré par ces amours et avoir pris fermement la décision de ne plus avoir à dire au revoir à une personne que l'on aime encore.
Je ne sais pas combien de temps durera cette relation (on ne le sait jamais, peut importe le modèle emprunté). Présentement, j'y suis (généralement) heureuse. Tant que ce sera le cas, j'y demeurerai. Je ne dis pas que je prendrai mes jambes à mon cou lorsque des "ennuis" surviendront, mais la vie m'a appris que je suis souvent prête à bien des choses pour demeurer en relation, quitte à être malheureuse. Malheureusement, les gens qui oublient sont condamnés à refaire les mêmes erreurs. Ce n'est pas mon intention et... j'ai une bonne mémoire!
Pourquoi faire un "coming out"? Pour plusieurs raisons. D'une part, le faire ici n'est pas quelque chose de très comprommettant. Les blogs personnels ont l'avantage (ou le désavantage) de n'être pratiquement pas lus. D'autre part, cela me permettra de pouvoir utiliser cet espace pour pouvoir écrire mes pensées et mes états d'âmes du moment. Sans avoir fourni d'explications, j'aurais eu peur que mes fidèles lecteurs (sic) ne soient déroutés ou croient que j'ai perdu la tête. Finalement, la dernière raison est que jusqu'à maintenant, je réalise (je le savais par intuition de toute manière) que la communauté polyamoureuse est bien petite. J'ajoute donc ma goutte d'eau dans un océan de virtualité afin que d'autres qui sont comme moi ne se sentent plus aussi seuls et cessent de se croire "anormaux" (par contre, je ne suis pas certaine d'être moi-même normale...).
2009-04-24
L'intelligence érotique: Citation
«Nous pestons contre les difficultés qui jonchent notre chemin ardu, nous maudissons chaque pierre tranchante sous nos pieds, jusqu'au moment où, enfi, au cours de notre maturation, nous baissons les yeux pour voir qu'il s'agit de diamants.»
Citation de Charlotte Joko Beck
p. 131
2009-04-23
L'intelligence érotique: Citation
Les États-Unis s'ennorgueilissent de leur efficacité. Là est l'ironie de la chose: l'érotisme n'a rien à voir avec l'efficacité. Au contraire, il aime la flânerie et le gaspillage. Ce produit de notre imagination ne peut être quantifié. En glorifiant l'efficacité, nous échouons à voir l'espace érotique comme un intermède radieux pendant lequel nous pourrions, indifférents aux critères de la productivité, nous abandonner avec délices: le plaisir serait notre seul horizon. C'est un saut dans un autre monde.C'est effectivement très difficile de lâcher prise, de se permettre la perte de contrôle... Pour moi en tous cas. Mais avec ma vie actuelle (j'en discuterai dans un autre billet), j'ai choisi de mettre de côté la sécurité que m'apporte le contrôle pour vivre une passion et un mode amoureux peu banal (le polyamour). C'est grisant, et insécurisant à la fois...
Ce saut implique une perte de contrôle dont nous avons appris à nous méfier depuis notre plus tendre enfance. Notre éducation nous apprend à domestiquer ce qu'il y a de sauvage en nous: nos pulsions anarchiques ou sexuelles, notre avidité. Bâti sur la contrainte, l'ordre social menace, sans elle, de tourner au chaos. Parce que se laisser aller est la plupart du temps considéré comme négatif, nous n'envisageons pas qu'il soit possible d'apprendre en cédant, que ce soit sur un plan émotionnel ou sur un plan spirituel. Pourtant, suspendre quelque temps l'exercice de notre moi sensible est souvent libérateur et épanouissant. J'ai vu tant de gens chanceler parce qu'ils ne parviennent pas à résoudre leur problème de désir. Mal maîtrisé celui-ci les laisse perplexes et effrayés. Je leur apprend à renoncer volontairement au pouvoir, et à trouver dans ce renoncement un moyen de se grandir et de se découvrir soi-même.



